Réduction de la vitesse à 80 km/h, pourquoi ?

Selon les chiffres de la Sécurité Routière, plus de 70 000 blessés et 3 500 victimes trouvent la mort sur les routes françaises. Pour essayer d’endiguer ce phénomène, une série de mesures est mise en place par le gouvernement pour 2018. L’une d’entre elles suscite d’ailleurs de vives réactions : la limitation de vitesse réduite à 80 km/h. Ainsi les 400 000 routes secondaires à double sens du territoire devraient voir leur vitesse réduite à 80 au lieu de 90km/h. Une décision très critiquée par la ligue de défense des conducteurs.
On a mené l’enquête et on vous explique tout sur cette mesure polémique.

L’objectif ? Sauver des vies.

Le premier ministre est déterminé à « agir sur les comportements des conducteurs ». Si la législation avait commencé à se durcir en 1973 avec le port de la ceinture obligatoire, une mesure déjà très critiquée à l’époque, les nouvelles évolutions devraient permettre de limiter le nombre d’accident et de victimes. En effet, statistiquement la vitesse reste, avec l’alcool, le facteur la cause principale des accidents mortels.

Pourquoi limiter la vitesse à 80km/h ?

Dans un premier temps, c’est pour sécuriser des routes réputées dangereuses que ce projet de loi a été créé. En effet, les routes limitées à 90km/h n’ayant pas de séparateurs représente plus de la moitié des accidents. Chaque année ces routes cumulent 55% des accidents mortel et Matignon estime donc pouvoir sauver « 350 à 400 vies par an ».

Limitation à 80km/h, ça fonctionne ?

Limiter la vitesse pour réduire le nombre de morts, c’est le principe même de cette nouvelle mesure. Est-ce pour autant efficace ? En Europe, six pays dont les Pays-Bas ou le Danemark, ont déjà adoptés cette mesure et les résultats semblent concluants. Les statistiques de ces pays affichent un nombre de mort par millions d’habitants plus bas que la France. Aussi, réduire la vitesse à 80 km/heure permet un gain conséquent sur la distance de freinage : 8,5 mètres sur sol sec, et jusqu’à près de 13 mètres sur sol mouillé. De quoi éviter certaines collisions et de réduire la violence du choc.

La nouvelle vitesse autorisée sera en application à compter du 1er juillet 2018. Par ailleurs, le gouvernement a annoncé une clause de rendez-vous fixée en 2020. Ainsi, si les résultats ne sont pas concluants, le gouvernement prendra ses responsabilités sur le sujet.

 

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